Mon bel inconnu

Bonjour jeune homme.
Nous sommes nous déjà rencontrés ?
J’en ai l’impression.
Votre âme ne m’est pas étrangère.
Est-ce un sourire que je vois poindre sur votre si beau visage ?
Celui amusé de voir une femme telle que moi vous contempler.
Eh bien oui, je l’admets, vous m’inspirez.
Je me prends à rêver de vous, parfois.
Vous êtes cet inconnu qui se glisse dans mes rêves
Chaque nuit, quand la lune s’élève.
Vous n’êtes que l’esquisse d’un songe
Le trait léger de mes fantasmes.
Vous n’existez pas en somme.
Je vous surprends ?
Si vous saviez ? Effectivement vous seriez médusé.
Cette fois c’est moi qui souris.
Rien n’existe tout se crée.
Je vois que vous riez désormais.
Non arrêtez ! Vous me blessez.
L’arrogance ne vous sied guère.
Ne vous laisser pas envahir par cette inanité abjecte,
Qui n’est autre que l’apanage des faibles.
Vous valez mieux que ça !
Que dis-je ? Vous êtes au-dessus de ça !
Vous incarnez le héros de mes histoires, l’amoureux transit,
La victime sacrifiée par celles que vous aimez.
Vous êtes mon bel humain aux yeux verts,
Celui qui me consume depuis si longtemps déjà.
Je vous ai engendré mais quelque fois je vous entrevois,
Au travers du regard ou du sourire d’un homme quelconque.
Et à ce moment, je me languis de vous.
Si vous saviez à quel point j’aimerai que mes écrits prennent vie
Pour enfin pouvoir sentir la chaleur de votre corps.
Pour enfin me perdre dans le plaisir de vos caresses.
Vous avez bien raison de vous moquez.
Comment peut-on assouvir une passion,
Pour une simple fiction ?
Je suis condamnée à chérir et à désirer un être que j’ai moi-même écrit.

My.
Mon bel inconnu



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