Mon aimé





Coeur saignant

Mon aimé, pardonne-moi ! Pardonne-moi de ne pas avoir été celle que tu aurais voulue.
Voilà plusieurs années que nous nous aimons et pourtant je t’ai menti. J’ai abusé de ta gentillesse et de ton amour. Je ne t'ai jamais montré celle que j'étais véritablement. Je ne t’ai jamais présenté mon cœur et ses secrets. Je suis désolée pour ces mensonges, mais tu ne pouvais imaginer qui j'étais. Je suis à mille lieux de ce qu’un être comme toi peut concevoir. Pourtant, maintenant tu as vu et tu sais.
Qui je suis? Je suis autre : ombre de la nuit fuyant son image à travers le temps qui passe. J'ai choisi ma destinée bien avant de te connaitre. J’ai opté pour cette vie où le savoir n’était pas gratuit. Je suis née dans un monde qui ne voulait pas de moi et j’ai grandi avec ces autres qui ne me comprenaient pas.
Que devais-je faire ? M’effacer pour ne devenir qu’une silhouette ? Baisser la tête et accepter le sort qui s’acharnait sur moi et m’érodait temps après temps ?
Puis un jour, j’ai réalisé qui j'incarnais. Je descendis donc dans l’antre du Savoir afin de goûter sa puissance, mais chaque chose avait son prix ! J'ai dû sacrifier mon âme au Gardien de ce Savoir : cette partie de moi lui revenait de droit.
Alors, j’ai su la vie et qui étaient tous ces autres autours de moi. Je me souviens avoir pleuré. J’ai pleuré car j'avais percé les mystères de la vie. Puis, le Gardien fit une chose que personne n’avait jamais faite pour moi auparavant, il me réconforta. Il me serra dans ses bras et me murmura des mots d’un amour infini. Depuis ce jour, mon cœur est sien. C'est vrai, malgré le temps qui est passé, je ne l'ai jamais complètement oublié. Pourtant, je t’assure que toi aussi je t’ai aimé avec force et passion. J’ai tout fait pour ne voir que toi.
Malheureusement, dès que je repartis de l'autre côté, tout me submergea, mes souvenirs, mon savoir. Hélas, l’autre Moi réapparut également, celle que j’avais jadis enterrée au plus profond de mon être. Ainsi, mon amour pour lui resurgit, et bien entendu la faim qui l'accompagnait.
Alors, en rentrant, quand je t’ai vu, toi, mon aimé, embrasser cette femme, j’ai relâché cette autre en pleurant tout l'amour que je t’avais donné. Tu as eu peur, tu ne comprenais pas. Tu voulais savoir qui j’étais. Pourquoi étais-je là, aussi jeune et aussi belle ? Pourtant, tu te souvenais parfaitement de ce jour sombre où tu m’avais mise en terre plus de dix ans auparavant.
Désolée, mais je ne suis pas celle que tu crois et j’ai faim !

Le savoir est une arme. Ne l’oublie jamais !


My.

2 commentaires:

thierry N a dit…

Être soi même et rester fier de ce que l'on est!

thierry N a dit…

Être soi même et rester fier de ce que l'on est!