La plume de My. La liberté de la folie

Cœur d'Encre

encre

J’ai oublié d’écrire
J’ai oublié de me libérer
De tous ces sentiments
Fortes émotions
L’encre m’a manqué
Elle a ruisselé
Le long de mes joues
Jusqu’au creux de mon cou
J’ai oublié de dire à mon carnet
A quel point je t’ai aimé
A quel point tu me manques
Quand je nous imagine
Je ne vois que nos fous rires
Nos moments partagés
Notre timide intimité
Tu es dans mes pensées
Tu étais mon sourire
Mais je t’ai vu partir
Ô combien j’ai pleuré
Toute l’encre de mon cœur
Pour ce flirt déjà fané
Et, soudain j'ai compris
Qu’il fallait laisser mourir
Cette douce flamme
Qui a ravivée mon âme.

My. 


Qui ?

Je suis une funambule. J'avance doucement au-dessus des flammes. Ma corde est tendue entre l'ombre et la lumière. Je voudrais aller vers cette aura brillante mais l'obscurité m'attire tellement. J'ai envie de m'y plonger pour m'y perdre. J'avance, je recule, je ne sais quelle direction prendre. L'hésitation me fait perdre l'équilibre. J'ai peur de tomber dans le feu qui brûle sous mes pieds. Je suis terrorisée par ces flammes. Elles sont mes folies. 
Mon Dieu aidez-moi, je ne sais pas qui être!
                                                                                                        My.


funambule

Dame royale

dame de pique
Effectivement j’ai été sotte et naïve, mais vous ne m’y reprendrez plus !

J’ai compris votre danse obscure, le jeu cruel que vous menez avec vos valets piquant et sanguinolent. Maintenant, je vais moi aussi m’immiscer dans ce ballet et apprendre vos pas. Je battrais la mesure mais de temps à autre, au gré de mes envies, je rajouterais une note à la partition. Afin de vous voir trembler devant cette fausseté qui dissone votre si belle symphonie.

 La Dame à fleur verte que je suis, n’a que faire du roi des lances que vous êtes. Vous avez réveillé ce que j’ai voulu laisser endormi, apprenez une chose : Au jeu de la force subtile, je suis et serai meilleure que vous.


My. 

Trottoir : Mélange des sexes


L'idée d'être un symbole me déplaît, mais si je dois être le symbole de quelque chose je préfère que ce soit du sexe.” Maryline Monroe

Sensualité partagée

Il faisait froid cette nuit, Myna s’emmitoufla un peu plus dans son gros manteau rouge. Il était presque minuit et étonnamment, elle n’eut pas un seul client aujourd’hui. Elle espérait pouvoir en attirer quelques-uns encore. Elle n’avait pas spécialement besoin d’argent mais elle ne rechignait jamais à la tâche. Elle marchait pour se réchauffer, que cet hiver était froid, vivement l’été. Souvent les hommes lui demandaient comment elle avait fini là. Elle ne répondait jamais, elle n’avait aucun intérêt à leur raconter son histoire. Depuis quelque temps, des pensées saugrenues avaient germé dans son esprit. Elle espérait ne pas finir poussière dans une agonie d'inertie. Elle rêvait de cette ferveur violente qui l'arracherait à cette petite mort. Elle avait ce désir ardent de voir un homme lui voler son corps et son cœur. Seulement, pouvait-elle espérer qu’on puisse l’aimer malgré sa vie de misère? Serait-t-il capable d’oublier d'où elle venait et lui prendre la main pour l'emmener loin de la rue et de ses vices ?

Pourtant elle avait appris à aimer ça ! Ce sexe sale sans engagement ni contrepartie qu'elle offrait contre de l'argent. Elle remarqua au loin un homme, elle l’observa. Il était grand et imposant, une aura sombre l’entourait. Il leva les yeux et leurs regards se croisèrent. Il fut surpris mais s’approcha d’elle d’un pas assuré. Il la dévisagea et lui fit un signe de tête. Myna ne dit rien et lui montra le petit hôtel « Anamorphose ». Il acquiesça et ils se dirigèrent vers la bâtisse. Elle connaissait le gérant, elle le payait une fois par semaine pour pouvoir utiliser une des chambres. Qu'il était beau, un grand brun aux yeux vert. Elle ne le connaissait pas mais n'était-ce pas sa vie après tout ? Enlever ses vêtements pour se donner à des inconnus en espérant en rencontrer un différent. Un qui serait venu par accident et qui verrait en elle autre chose qu'un corps à prendre. Elle le suivait vers cette chambre dans laquelle ils allaient partager un peu d’intimité. Elle en profita pour l’admirer. Elle le respirait, son odeur musquée l'excita, elle sentait le désir l’envahir. Elle avait envie de lui. Une fois la porte fermée, la danse des corps pourrait enfin démarrer. Certes, la chambre était miteuse, mais il y'avait tout ce qu'on pouvait demander pour 40€. Elle avait le souffle court, la tension était palpable, elle était sûre que ça serait bon avec lui. Quel hasard de la vie les avait réunis sur le même trottoir ? Il alluma la lumière hésitant.

Il n'avait jamais eu à payer pour avoir une femme. Il se savait attirant mais il avait été foudroyé par le regard de cette fille des rues. Elle avait l'air si triste et si forte à la fois. Elle avait le visage de ces femmes enfants sans âge. Des yeux marron et de belles boucles auburn. Elle était mystérieusement belle, une femme mélancolique, abîmée par l’existence. Ses prunelles vertes s'attardaient sur son visage, ses seins, son ventre pour finir sur sa féminité. Il n'avait qu'une envie, lui arracher ses vêtements et la connaître en profondeur. Il était intrigué, elle ne possédait pas cet air de pauvre fille qui marquait les autres. Il se dégageait d'elle une force et une intelligence qui ne correspondait pas du tout à son métier.
Comment était-elle? Soumise, dominatrice? Quelle saveur avait-elle? Toutes ces questions le tenaillaient.
Myna savait qu’il la détaillait de ses iris enflammés pour finir par s’arrêter sur le pouvoir entre ses cuisses. Il avait faim et la voulait. A son tour, elle l’examinait, ses yeux, sa bouche, ses mains. Elle l'avait choisi pour cette nuit. Elle espérait qu'il ne serait pas comme les autres. Serait-t-elle déçue ? Mais elle avait l'expérience des choses du sexe et savait reconnaître un bon client d'un mauvais. Elle le vit s'approcher, elle se déroba pour s’asseoir sur le lit. Elle le défiait. Allait-il franchir le pas ? Sa respiration s’accéléra, la température montait, elle avait chaud.
Il n'hésita pas une seconde et la rejoignit. Il avait eu un coup de cœur pour cette inconnue souillée par d’innombrables hommes qui n'avaient su voir sa véritable beauté. Maintenant, elle l’affrontait. Il sourit, elle l’imita. Il l'embrassa, d'abord légèrement puis de plus en plus intensivement. Il lui dévora les lèvres, lui attrapa un sein et la renversa sur le lit. Il lui arracha ses vêtements et fut surpris. Elle ne portait que des vêtements de grands couturiers. Mais qui était-elle ? Il se redressa et l’admira. Mon dieu qu'elle était belle, il ne s'était pas trompé.

Elle était magnifique, marquée par quelques tatouages. Tous symboles de sa lente agonie. Tous symboles de ses métamorphoses. Qu'elle était séduisante avec son corps de femme ! Il se déshabilla à son tour. Il l’embrassa à nouveau, mais cette fois, il ne se contenta pas de sa bouche, il voulait tout dévorer, ses yeux, ses seins, son vente et son sexe. Il brûlait de tout savoir de ce corps qui mettait le feu à sa chair.

Au bout d’un moment, elle se redressa fiévreuse et bascula de manière à lui grimper dessus. A son tour, elle laissa sa bouche vagabonder sur le corps de cet homme dont elle ne connaissait même pas le nom. Une fois au niveau du bas ventre, elle décida de jouer. Il s’abandonna à sa langue experte. Elle souhaitait que cet instant dure. Leurs corps étaient embrasés et tendus par l’excitation. L’homme, n’y tenant plus, attrapa Myna, lui écarta les cuisses et la pénétra brutalement. Elle soupira un enfin. Elle leva la tête, braqua son regard dans le sien. Il se positionna de manière à pouvoir jouer avec sa poitrine. Après plusieurs mouvements de reins, elle le repoussa pour prendre le dessus. Elle l’embrassa férocement, lui caressa le torse et finit par s’empaler sur son membre en érection. Elle commença à se dandiner doucement d’abord puis de plus en plus vite. Il adorait ça ! Il lui prit la taille pour contrôler sa vitesse, il ne voulait pas jouir trop vite, il désirait aller jusqu’au bout de ce qu’elle pouvait lui offrir. Il joua avec ses tétons, se redressa pour lui mordre carrément. Ne disait-on pas qu’un peu de douleur pouvait augmenter le plaisir ? Il la sentit se cambrer, elle venait. Il savoura ses ongles s’enfoncer dans sa chaire. Il continua de jouer avec ses seins, le corps de sa partenaire se raidit. Il la sentit s’arc-bouter violemment. Myna cria sous l’effet de l’orgasme. Elle resta un moment engourdie au-dessus de lui. Il la souleva et l’allongea sur le dos et s’empara d’elle à son tour. Son vagin s’était resserré, que c’était bon d’être en elle. Il s’arrêta, la retourna et la prit par l’autre côté. L’excitation revint pour Myna qui en profita pour se masturber en même temps. C’était une des positions qu’elle affectionnait le plus. Elle le sentait tout dur derrière, elle savait qu’il en avait plus pour longtemps, elle accentua ses caresses. Il n’en pouvait plus et augmenta la vitesse et la puissance de ces vas-et viens. Les muscles de son amant se contractèrent, et ce fût son tour. Pour lui l’expérience était intense. Myna pris son pied une deuxième fois. Ils s’étalèrent sur le lit, vidés. Il ne restait plus qu’un sentiment de satiété et de bien-être infini. Il l’attrapa et l’enserra dans ses bras.
Moi c’est Lucas, dit-il d’une voix rauque.
Myna. Elle chuchotait.
Il lui embrassa le front et lui caressa les cheveux. Myna ne s’attendait pas à autant de tendresse de la part de cet homme qu’elle ne connaissait que depuis quelques heures tout au plus. D’habitude, ses clients se rhabillaient et déguerpissaient vite. Elle s’abandonna dans les bras rassurant de Lucas.
Pourquoi fais-tu le trottoir ? Tu ne ressembles pas à toutes ces femmes paumées et camées, qui tiennent les murs habituellement.
Elle se redressa, surprise. Que devait-elle répondre ? Elle était méfiante et préféra contourner la question.
Comment ça ? Il faut avoir un statut particulier pour faire le trottoir, maintenant ?
Généralement les hommes qui la prenaient ne lui parlaient jamais vraiment. Elle avait l’impression qu’il était différent, mais devait-elle pour autant espérer ? Elle refoula l’idée. C’était trop précipité.
Je n’ai pas dit ça. Ce que je veux dire c’est qu’une femme qui porte du Dior et de l’Armani ne correspond pas vraiment à l’idée qu’on se fait de la pute de bas étage. Et, tu as l’air trop intelligente pour être une poule de luxe.
C’est très réducteur ce que tu dis.
Malheureusement pour moi, j’ai fréquenté les deux et je sais de quoi je parle.
Non je ne crois pas. Les putes ne sont pas que des pauvres connes. Si je suis devenue tapineuse c’est par choix. Tu sais ce qu’est la vraie définition du mot prostitution ? Au-delà du sexe. La prostitution c’est avant tout le fait d’avilir et de corrompre quelque chose.
Ok. Comment en es-tu arrivée à te détruire de la sorte ?
Qui t’a dit que je n’aimais pas ça ? Au final, je vends du sexe, comme d’autres vendent leur âme. Je gagne de l’argent et je prends mon pied. D’autres femmes se vendent pour un travail, pour l’amour ou pour plaire à son prochain. Regarde autour de toi combien tu vois de femmes se rabaisser : mettre un beau rouge à lèvre et, ou, un décolleté plongeant pour obtenir un job ? Combien sont prêtes à subir toutes les vicissitudes d’un homme pour ne pas être seules et avoir la vie rêvée d’une princesse. Moi, je suis une femme libre qui choisit avec qui elle baise. Je n’ai pas à faire semblant de quoi que ce soit
Donc tu aimes ce que tu fais ?
C’est mon choix et je le vis bien.
Elle commençait à s’agacer, pour qui se prenait-il avec ses jugements de valeur à deux balles ? Elle avait eu raison de se méfier, encore un qui fait preuve d’arrogance. Il croyait tout savoir mais il se trompait. Il voulait comprendre pourquoi, alors que finalement il ne cherchait qu’à se dédouaner. Il a profité d’elle et se sentait coupable pour ça. Qu’il ne s’inquiète pas elle s’en fichait, elle savait exactement à quoi s’en tenir.
Tu mens ! Tes yeux disent complètement autres choses. Mais admettons, ce que tu dis reste très intéressant.
Il se redressa, il était en érection. Myna fut malgré elle impressionnée par sa capacité à se remettre en selle aussi vite. Néanmoins, elle déchanta vite. Il la retourna violemment, humidifia son index et lui enfonça entre les fesses. Il retira son doigt et la pénétra violemment. Elle ne voulait pas, elle essaya de l’en empêcher. Il la bloquait et continua malgré son refus. Il n’y avait aucune douceur dans ses mouvements, juste des coups de reins durs et agressifs. Il jouit assez rapidement, se retira et la poussa sur le lit.

Elle était humiliée. Elle pleura dans son oreiller. Elle recouvra son corps meurtrit avec le drap. Une manière pour elle de refermer son cœur blessé, peut-être ?
Alors as-tu aimé ? Au vu de ton état, je dirai que non ! Si ça peut te rassurer moi non plus je n’ai pas aimé. C’était plus une éjaculation mécanique qu’un vrai orgasme. J’ai préféré tout à l’heure, mais je voulais démonter ton orgueil. Tu vois finalement tu ne contrôles rien et tu ne restes qu’un bout de viande pour tes clients. Juste une poupée gonflable avec des trous. Donc, non ! Tu n’as pas pu faire le choix d’être réduite ça !
Il se rassit et lui caressa le bras, elle s’éloigna de lui. Myna ne voulait pas lui montrer qu’elle se sentait diminuée. Pourtant il avait raison, elle était minable. Une merde qui avait voulu prouver sa force mais qui finalement s’est faite bouffer par cette vie de chienne
Ça ne sert à rien de t’auto-flageller. Tu es juste une femme. Ne le prends pas mal, mais vous avez tendance à vous croire beaucoup plus dures que vous ne l’êtes. Soit vous vous la jouez guerrières féministes castratrices soit victime soumises. Jamais vous ne cherchez à être vous-même tout simplement, avec vos forces et vos faiblesses. Après, je reste d’accord avec toi, tout le monde se vend de nos jours.
Elle ne dit rien et laissait les larmes couler en silence. Son esprit était retourné dans de douloureux souvenirs. Elle avait tout perdu. Pour ne pas perdre l’esprit elle s’était convaincue d’une certaine manière qu’elle contrôlait sa vie. Il venait de briser le miroir.
Tu te croyais forte ? Je t’ai juste montré que ce n’était qu’une façade. Tu te complais dans ton rôle de putain pour éviter de réfléchir sur toi-même. Tu pensais me montrer ta puissance mais tu m’as juste montré ta lâcheté. Parce quel que soit ce qui t’a amené à te faire baiser pour de l’argent, ça n'a pas d'importance. Rien, ni personne ne mérite que tu te détruises comme ça. Ni la haine, ni la vengeance et encore moins l'amour. Il n y a pas pire que de perdre sa dignité à cause d'un autre. N’oublie pas que tu restes maîtresse de ta vie. Pourquoi te punir? Voilà, ce qui me frappe le plus chez vous, les femmes, votre extraordinaire capacité à vous sacrifier alors que personne ne vous le demande. Vous faites preuve d'un zèle insupportable. Vous voulez vous montrer parfaites sans accepter ce que vous êtes. Tu parles de la prostitution comme si c'était un défi, sauf que comme je viens de te démontrer : tu ne diriges strictement rien. C'est ton client qui gère s'il a envie de te cogner, de te violer ou de te sodomiser à sec, tu ne pourras rien y faire. En plus, quel discours insultant pour toutes ces femmes qui n’ont pas eu le choix et qui aimeraient sortir de cette vie. Donc arrête avec tes phrases toutes faites, tu ne fais que d’insulter toutes ces femmes. Tu veux t’en sortir ? Alors sort de ta condition de Marie-Madeleine. Accepte ce que tu as fait et déchire ton passé une bonne fois pour toute.
Tu ne comprends pas ! Hurla-t-elle.

Elle s’assit le dos bien droit, la colère brillait dans ses yeux humides. S’il savait, il ne dirait pas toutes ces choses. Elle méritait tout ça.
Crois-tu qu’il est si facile de revenir à la vie après avoir tout fait pour mourir ? J’ai tué la seule personne qui m'aimait vraiment. J’ai sa mort sur la conscience. Je ne parle pas d'une rupture de gamine ! Ou d'une querelle avec mes parents qui a dégénérée. Je me sens coupable chaque jour d'être en vie.
Elle s'était levée, le drap coula sur le lit.
Tu veux une corde? Ou si tu veux je te baise une dernière fois et je te t’étouffe par la même occasion. Dis-moi ? Je suis ouvert à toute proposition.
Il souriait ironique. Elle le gifla, il ne respectait donc rien. Elle tremblait de rage. Il la regarda et riait de plus belle. Elle était sur le poing de craquer. Il savait qu’il risquait de prendre cher, mais le jeu en valait la chandelle.
Tu te prends pour qui connard !
Pour celui qui va te sortir de ta merde que tu le veuilles ou pas.
Je ne t'ai rien demandé ! Va te faire foutre ! Tu crois que ce sont tes coups de bite qui te donnent le droit de me balancer tout ça à la gueule ?
Il l’a pris dans ses bras et enfonça son visage dans ses cheveux.
Pourtant, j'ai vu dans tes yeux quelque chose qui m’a ému. Tu as voulu que je vienne et que je t'emmène loin de cette vie.
Il l'embrassa, elle tenta de résister mais finit par baisser les armes. Elle avait besoin de ce baiser, de cette chaleur humaine. Il la lâcha et se rhabilla. Elle ne dit rien, elle ne voulait pas le voir partir mais en même temps elle le haïssait. Elle ne savait pas quoi faire et quelle décision prendre.
Ah la fierté d'une femme… C'est un puit sans fond, ce truc. Votre plus grande faiblesse !
Il souriait ses yeux verts pétillaient amusés.
Va te faire foutre !
Ca tu l'as déjà dit. Tu n’as rien d’autre ?

Elle partit s'enfermer dans la salle de bain. Elle préféra fuir.
Si tu veux savoir, je suis un assassin. Mon boulot c’est de tuer des gens pour le fric donc tu vois question âme pourrie j'ai gagné la palme.
Elle ne répondit pas. Elle s’en fichait, chacun était libre d’être celui qu’il voulait. On ne pouvait juger quelqu’un sur son activité. La preuve. Luca se dirigea vers la sortie.
Bon et bien… Adieu, alors ?
Il sortit de la chambre en claquant la porte. Myna toujours assise sur la baignoire réfléchit un court instant. Elle ne voulait pas voir sa vie s'achever comme ça, sans retrouver cette passion qui prenait aux tripes et qui vidait le corps et le cœur des femmes Sa décision était prise. Elle enroula son corps nu dans une serviette et courut à sa poursuite. Elle ne devait pas le laisser filer, elle avait assez souffert, avait remboursé sa dette. Elle avait le droit à une seconde chance. Elle arriva à sa hauteur et l’enserra dans ses bras.
Lucas, reste avec moi s'il te plaît.
Il était heureux. Il avait gagné. Il se retourna, lui pris le visage entre ses mains. Il voulait voir dans le fond de ses yeux ce qu’elle pensait vraiment. Une fois qu’il eut fini de fouiller son âme, il l’embrassa délicatement.
A vos ordres ma belle.
Il lui enleva la serviette et la porta jusqu'à la chambre.
Ce jour-là quelque chose naquit entre ces deux âmes maudites. Maintenant à voir si la petite phrase "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants " conviendrait à leur future vie à deux.


My.

S'il vous plait...

Aidez moi !

Bonjour ou peut-être bonsoir, franchement je ne sais pas. Ça fait bien longtemps que je n’ai pas vu la lumière du jour. Je suis enfermée depuis un long moment déjà dans une pièce sans fenêtre. Ma prison est une chambre d’environ 12 m² avec un lit, un bureau, une chaise, une armoire et un ordinateur, sans possibilité de voir l’extérieure. Le strict minimum. De toute façon, je n’ai pas besoin de plus pour œuvrer.